CODES95, Education Santé Val d'Oise
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Un projet d'éducation pour la santé à la maison d'arrêt du Val d'Oise ( 06/10/2009 )

Une action expérimentale au quartier courte peine

Origine de l’action : 

Le CODES et le Frene sont en contact depuis avril 2006 dans le cadre de la préparation à la sortie de détenus en aménagement de peine (bracelet électronique).

Le CODES a apporté un soutien méthodologique à la mise en place d’actions au sein de la maison d’arrêt.

Un travail autour de la proposition d’un atelier avait été réalisé mais abandonné suite à des difficultés de mobilisation du public.

Le CODES avait proposé de faire le lien avec une action menée à Esperer95 et ainsi d’inviter les personnes sortantes de la maison d’arrêt à cet atelier. 2 personnes avaient participé.

En février 2009, le Frene a repris contact afin de réfléchir à un projet auprès des bénéficiaires du RMI afin de faciliter la sortie de prison. Le Frene a obtenu un financement du Conseil général dans le cadre de la pré-instruction des dossiers RMI puis RSA (entretiens individuels complétés par la suite par des ateliers par thèmes : emploi, santé et vie quotidienne et sociale)

Une réunion préparatoire a eu lieu le 12/08/2009. Le Frene sollicite le CODES pour des interventions dans le cadre de leur atelier « vie quotidienne et sociale ».

 

  

Titre de l’action :

La mise en place de séances d’éducation pour la santé sur le thème de l’accès à la prévention, aux droits et aux soins à la maison d’arrêt d’Osny.

 

Déroulement de l’action : 

La préparation globale de l’action inclut :

-  L’actualisation des connaissances sur les thèmes abordés, sur de nouvelles méthodes d’intervention, notamment par la recherche documentaire, la rencontres de nouveaux partenaires, la participation à des séminaires, colloques et/ou formations.

-  La préparation des séances d’animation et l’animation auprès du public.

-  L’évaluation des actions avec le public et les professionnels.

-  La valorisation de l’action.

 

 
Thème :

Accès à la prévention, aux droits et aux soins.

 

   
Public visé :
8 à 12 détenus en courte peine.  

 

Lieu :

Maison d’arrêt d’Osny.

   

 
Modalités :

Septembre/octobre : préparation de l’action

Novembre/décembre : atelier – 3 à 4 séances de 2 heures (13/11, 24/11, 08/12 et 22/12 ?)

Décembre : bilan et valorisation du projet.

 
Mobilisation du public :

Le Codes a pu participer à une intervention du Frene (25/08/2009) et présenter les séances d’animation à 3 détenus.

Les détenus seront informés des animations grâce au SPIP et à des flyers accompagnés d’un coupon-réponse réalisés par le Frene et distribués par la maison d’arrêt. De plus, les séances seront présentés lors des animations assurées par le Frene.

   
 
Evaluation :

L’évaluation s’effectuera à partir de l’observation directe de la chargée de projet au cours des différentes séances d’animation, mais aussi à partir de séances de bilan avec les participants et avec les partenaires. Suite à la création d’outils d’évaluation, cette dernière se fera sous différentes formes :

- évaluations intermédiaires et en fin d’action avec les participants de l’atelier,

- bilan en fin d’action entre professionnels,

- note d’évaluation rédigée par la structure demandeuse.


 

Valorisation :

Site internet du CODES et du Frene.

Rédaction d’articles pour la presse

 

Le bilan de l’action :

Cette action a permis à 10 détenus de bénéficier d’une action d’éducation pour la santé et a pu, dans une démarche de responsabilisation, leur donner les moyens de développer des comportements favorables à leur santé. Cette responsabilisation s’inscrit comme un élément positif dans un processus d’insertion.
Nous nous sommes attachés à développer une démarche participative de santé globale. Pour ce faire, le public a participé à l’organisation des animations. Nous avons répondu aux attentes du public tout en adaptant l’action aux réalités du terrain carcéral.
Cet atelier a permis d’ouvrir un espace de parole et d’échange sur le thème de la santé globale permettant au groupe d’acquérir des connaissances, des compétences, de se positionner par rapport à leurs questions et de pouvoir ensuite réaliser des choix conscients. Nous avons rencontré des personnes qui se sont mobilisées et qui ont pu trouver un intérêt indépendamment de la possibilité de réduction de peines.
La pratique d’animation auprès des détenus, ses modalités et les techniques utilisées ont visé à créer un climat de confiance propice à l’échange et au débat. Il s’avère indispensable de proposer des animations qui « changent » : thèmes différents, outils multiples (« on a écouté, je continue mais il faut d’autres sujets »)L’utilisation par exemple d’un DVD peut être vécu comme un réel moment de convivialité et de détente. La diversité des outils utilisés (supports vidéo, jeux, support papier) permet de garder l’attention et la motivation des personnes.
Notons cependant que le fait de mener ce type d’atelier amène déjà un changement pour les détenus : « on a pas l’habitude de l’accueil autour d’un gâteau », « bien, bonne ambiance, je vous remercie pour les gâteaux » (accueil convivial qui permet d’instaurer une relation de confiance et de la convivialité), « ça change de nos cellules », « je veux continuer, le goûter, le jeu, ça a changé de la promenade, on fait toujours la même chose ici, là on s’instruit , » « j’ai trouvé l’atelier convivial et divertissant », « je reviens pour tout », « l’idée de la réduction de peine est pas mal mais parler des dépendances aussi » (réduction de peine qui incite à participer mais qui fini par intéresser)ce qui d’ailleurs peut constituer un élément déclencheur à participer.

Les actions, en matière d’éducation pour la santé, menées en maison d’arrêt trouveront leur sens si :
- les besoins de santé de base sont satisfaits
- une coordination de l’ensemble des actions menées par les différents prestataires existe
- les différents intervenants se connaissent et échangent sur leurs actions
ces actions sont connues de tous (équipe de la maison d’arrêt, du SPIP, partenaires extérieurs et détenus).

 

Action renouvelée en février 2011

 



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