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Maryvonne DUDAL, bénévole à l’épicerie sociale La Pause ( 13/04/2011 )

Enseignante en éducation physique et sportive, à la retraite, Maryvonne DUDAL, s’implique dans les projets de l’épicerie, dans le cadre du dispositif INPES destiné aux intervenants de l’aide alimentaire.

 
Quelles ont été vos motivations pour être bénévole à l’épicerie ?

Ayant travaillé durant 30 ans à Eragny, je connaissais le réseau social et c’est tout naturellement que l’on m’a proposé de me joindre à l’équipe de bénévoles. Yannick Maurice, maire adjoint, à l’origine de la création de l’épicerie solidaire et présidente de l’association qui la gère, souhaitait étendre les activités de l’épicerie pour aller vers un mieux-être des usagers. En lien avec elle et la nouvelle présidente, Mme Nicole GUGELMAN, j’ai été enthousiaste de voir comme je pourrais m’insérer au sein de l’équipe. Quand je suis arrivée, j’ai souhaité observer le fonctionnement de l’épicerie, avant de proposer un projet.

 

Quelles ont été vos motivations pour participer à la formation ?

C’est dans cette optique d’organiser quelque chose de plus que l’aide alimentaire, que nous avons abordé la question de la formation.

Le fait de participer à la réunion de lancement du dispositif nous a permis de découvrir les thèmes qui seraient abordés.

 

Comment s’est déroulée la formation ?

Je n’ai pas participé à la première journée mais j’ai eu un retour de mes collègues. Cette première journée a tout de suite été abordée sous l’angle de la relation à l’autre. Chacune des participantes étant chargée d’énoncer ses goûts et ses dégoûts alimentaires. Cette animation, ajoutée à l’apport d’informations sur les déterminants socioculturels de l’alimentation, ont permis de prendre du recul par rapport à ses propres représentations. Ce que j’ai retenu de cette première journée sans l’avoir vécue : avant tout être à l’écoute pour comprendre l’autre, lui suggérer des choix, sans jamais les imposer, bref proposer sans jamais imposer. Maintenant, je réfléchis à la manière d’aborder cette question avec les autres bénévoles.

La deuxième journée, on est rentré un peu plus dans le sujet de l’alimentation et de l’équilibre nutritionnel. On est reparti dans les fondamentaux, avec notamment un travail sur les groupes d’aliments et l’équilibre alimentaire associé à un petit budget. Nous nous sommes questionnées avec les autres bénévoles inscrites à la formation sur ce qu’on allait transmettre aux bénévoles en retenant l’essentiel. Les aliments au meilleur rapport qualité / prix sont les aliments phares qu’il est indispensable d’avoir à l’épicerie, et cette notion là, semble indispensable à répercuter auprès du gestionnaire de l’épicerie ainsi que la question de l’hygiène et de l’étiquetage. L’ensemble des notions abordées pourront être transmises aux bénévoles, avec l’aide de l’atelier Santé de la ville.

Pour la troisième journée, les termes relatifs à la méthodologie de projet ne nous ont pas posé de problème. L’avantage, c’est qu’elle nous a permis de formaliser les idées qu’on avait, sans les avoir concrétisées jusque là.

Globalement, il y a eu beaucoup d’apports, un ressenti très positif dans l’apport et les échanges et nous en avons besoin pour pouvoir impulser et rendre possible toutes ces actions.

 

En conclusion, que vous a-t-elle apportée ?

L’apport sur la méthodologie de projet nous a aidé à bien structurer l’ensemble, à mieux voir où l’on allait, et de prévoir un axe de relais avec l’atelier Santé ville. On attend de ce partenariat, la mise à disposition de professionnels dans l’animation des séances d’information collectives que nous avons prévues, l’accueil des actions dans différents centres sociaux de la ville.

Le fait de sortir de sa structure et d’aller vers les autres partenaires, était déjà positif. Cela a permis de donner un élan à ce qu’on avait déjà en tête, les uns, les autres, sans pouvoir le porter.

Les outils pédagogiques qui nous ont été remis permettent de concrétiser. Le calendrier du Plan Alimentation Insertion est un support qui va permettre la mise en pratique directe.

Nous avons pu nous « ressourcer » pour porter ce projet avec l’énergie nécessaire pour entraîner bénévoles et usagers dans le sillage.

 


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