Promouvoir le dépistage organisé des cancers ( 14/09/2012 )
Dans un contexte national de lutte contre le cancer, il est essentiel aujourd’hui, en 2012, de continuer à promouvoir le dépistage organisé des cancers.
Le cancer ou plutôt les cancers restent une préoccupation de
santé publique majeure, en particulier le cancer du sein premier
cancer féminin et le cancer colorectal le deuxième en terme de
mortalité en France.
Quand on étudie les perceptions et représentations du public, on
s’aperçoit que le cancer reste la maladie jugée la plus grave
devant le SIDA et les maladies cardio-vasculaires. Il est entouré
de croyances qui relativisent les risques liés à certains
comportements ( tabagisme, déséquilibre alimentaire, obésité,
consommation d’alcool, exposition aux UV).
Le déni du risque par un individu n’est pas forcément lié à
un manque d’informations mais plutôt à des représentations et
des croyances profondément ancrées.
Le CODES95, développe depuis 2009, en concertation avec PSVO et le
comité départemental de la Ligue contre le cancer (Lncc95), un
programme de sensibilisation des femmes à l’écart des
dépistages des cancers du sein, du colon et du col de
l’utérus.
Notre action évolue chaque année en fonction des bilans des années
précédentes pour être pertinente et en cohérence avec les besoins
des territoires ciblés.
En 2012, nos objectifs sont dans un premier temps de mobiliser et
de former les professionnels de structures situés en territoires
CUCS ou prioritaires sur la thématique du dépistage des cancers
pour qu’ils deviennent des relais qui pérenniseront la
sensibilisation au dépistage.
Dans un second temps, nous accompagnerons ces professionnels afin
qu’ils mettent en place des actions de sensibilisation aux
dépistages organisés des cancers auprès de leur public.
Sensibiliser les femmes et les hommes de ces territoires à
l’intérêt du suivi gynécologique, de la prévention et des
dépistages des cancers de l’utérus, du sein et du côlon, et
les inciter à relayer les informations dans leur entourage est un
projet essentiel correspondant aux attentes de l’ARS dans le
cadre du schéma régional de prévention.
En 2011, des professionnels de structures sociales des villes de
Deuil la barre et Argenteuil, ont reçu une formation de 3 jours
autour du cancer, dispensée par des spécialistes tels que le Dr
Bréchenade de PSVO et le Dr Laporte, oncologue radiothérapeute ,
président du réseau ONCONORD, mais aussi par les équipes du comité
départemental de la Ligue contre le Cancer, d’IPC, du service
social de la CRAMIF et du CODES95.
Les participants à la formation ont rapporté au moment du bilan :
"le contenu était riche et facilement intégrable par un néophyte",
"pour mon action je pourrai reprendre les supports utilisés au
cours de la formation", "je pourrai informer et orienter les
usagers fréquentant notre centre social", "j’envisage de
mettre en place des groupes de formation sur ma ville dans les
zones géographiques où le besoin est le plus important .
Ces témoignages sont d’autant plus significatifs que la
plupart des participants se sentaient incapable de parler du cancer
en début de session. Au cours de leurs actions les professionnels
se sont attachés à faire ressortir les freins qu’éprouvent
les femmes vis à vis du dépistage : peur de la maladie, de la
douleur liée à la mammographie, pudeur, sentiment de ne pas être
concernée.
C’est en travaillant sur les représentations de la maladie et
sur les freins spécifiques à la population ciblée que l’on
augmentera le taux de participation au dépistage organisé et donc
le taux de guérison grâce à une prise en charge précoce de la
maladie, et pour mener à bien ce défi l’action de chaque
partenaire est indispensable.
Le dépistage du cancer du sein, organisé par les pouvoirs publics,
est généralisé sur l’ensemble du territoire depuis 2004. Il
concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans, invitées à se faire
dépister tous les deux ans (mammographie avec double lecture et
examen clinique des seins), sans avance de frais.
A l’occasion d’Octobre rose, mois dédié au cancer du
sein, l’Institut National du Cancer a mis en place, en lien
avec le ministère chargé de la Santé et les régimes
d’Assurance Maladie, un dispositif d’information visant
à poursuivre le travail de conviction auprès des femmes de la
population-cible mais aussi à mobiliser leur entourage. Les proches
sont ainsi invités à encourager les femmes de 50-74 ans de leur
entourage à participer au dépistage organisé du cancer du sein : «
Le dépistage du cancer du sein, parlez-en aux femmes que vous aimez
».
>> La
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