Le dépistage du cancer colorectal
Dès 1991, la Caisse primaire d'assurance maladie, le Conseil général et les médecins radiologues libéraux, réunis au sein de l'association Prévention et Santé en Val d'Oise (PSVO) ont mis en place le dépistage organisé du cancer du sein. Un dépistage auquel ont participé près de 57% des Valdoisiennes de 50 à 74 ans en 2007. Aujourd'hui, le PSVO élargit son champ d'action en s'investissant dans le dépistage organisé du cancer colorectal.
Avec plus de 37 000 nouveaux cas par an, le cancer colorectal
reste le 3ème cancer en terme d'incidence (après les cancers de la
prostate et du sein).Malgré la baisse des taux de mortalité depuis
1980, le cancer colorectal, avec près de 17 000 décès annuels,
représente également la deuxième cause de décès par cancer après
celui du poumon.
Pourtant le dépistage permet aujourd'hui de détecter tôt ce cancer
et donc de lutter plus eficacement contre lui.Aussi, le ministère
de la Santé a mis en place un programme de dépistage organisé du
cancer colorectal pour les hommes et femmes âgés de 50 à 74
ans.
Désormais, tous les Valdoisiens de 50 à 74 ans sont invités, tous
les 2 ans, à consulter leur médecin traitant. Celui-ci,après avoir
évalué leur état de santé, leur remettra un test s'il les juge
éligibles au dépistage. Cette année, 107 000 Valdoisiens sont
concernés par ce dépistage.
Le test,appelé Hémoccult, permet de détecter la présence de sang
invisible à l'oeil nu dans les selles. En pratique, il s'agit de
prélever sur trois selles consécutives un petit fragment qu'il faut
déposer sur une plaquette et ensuite adresser dans une enveloppe
pré affranchie à un centre d'analyses spécialisé. Les résultats
seront adressés en retour au patient et à son médecin.
Si le test est négatif le patient sera invité à le renouveler au
bout de 2 ans. Dans le cas contraire, il sera réorienté vers un
gastroentérologue qui lui conseillera de faire une coloscopie afin
de détecter d'éventuelles anomalies du colon ou du rectum.
Cet examen est pris en charge à 100% par l'assurance maladie.
Appliqué à une large partie de la population, il permettrait de
diminuer de 20 % la mortalité par cancer colorectal. Forte de son
expérience en matière de dépistage des cancers, PSVO s'est fixé
pour objectif un taux de participation de 40 % dès la première
année de campagne.